3 erreurs classiques quand on sort des études et qu’on cherche à lancer un projet durable

trois erreurs classiques quand on sort des etudes et quon cherche a lancer un projet durable

Tu fais peut-être partie de ces jeunes qui ont envie d’agir pour une transition écologique et qui envisagent de lancer le propre projet ? Et bien tu sais quoi, c’est SUPER ! Chapeau à toi !!! On a besoin de personnes comme toi pour faire évoluer les systèmes actuels, avoir un regard nouveau et imaginer demain.

J’ai constaté que les personnes comme toi (et moi d’ailleurs ! 😉 ) font en revanche trois erreurs, dus au fait qu’elles sortent des études et qu’elles sont encore dans le « bain scolaire » (ce qui est tout à fait normal d’ailleurs). 

Je voudrais te partager ces trois erreurs parce qu’elles m’ont pas mal rendu le cerveau liquide quand je cherchais ma voie et de les comprendre a été profondément libérateur. J’espère que ça t’aidera alors à toi aussi ! 🙂

Se cantonner au domaine de tes études

Quand on cherche un « projet » en sortant de l’école, très souvent on l’envisage dans le domaine de nos études. C’est à la fois là où nous avons une bonne « expertise », un réseau, et une certaine légitimité. Pourtant, je pense qu’il convient de séparer deux cas et de poser les bonnes questions. Est-ce que ce domaine te fait vibrer ? Est-ce que tu as l’impression que ça te donne de l’énergie quand tu touches à ce domaine ? Est-ce que ça te met en joie ? Est-ce que ça te « porte » ?

Si oui, SUPER !, intégrer ce domaine-là dans ton activité, semble aligné avec toi, il va falloir maintenant creuser quels aspects de ce domaine te plaisent particulièrement. Si non, SUPER !, c’est l’occasion de chercher qu’est-ce qui te fait vibrer, te passionne, ou te mets en joie dans d’autres domaines. Rassure-toi, tu n’as pas « gaspillé tes études », elles t’ont apprises plein de choses qui te servirons par la suite. D’autant que ça n’est pas parce que tu choisis un autre domaine, que tu ne feras pas de lien avec celui-ci dans ton activité à court ou moyen terme. On a tellement besoin de transversalité, de faire des liens !

Dans tous les cas, c’est une richesse.

Réaliser cela est une étape très importante, parce que quand on sort des études on a tendance à faire plus confiance à sa scolarité qu’à ce qu’on pense intérieurement. Or, nous sommes toutes différentes, et en sortant d’école, même si nous avons des formations similaires, nous avons toutes des passions, des sujets qui nous attirent, et des caractères différents et c’est cette biodiversité qui va permettre de trouver des réponses adaptées aux enjeux écologiques de notre époque ! 🙂 (‘fin, du moins c’est ce que je pense !) Donc, ne te focalise pas QUE sur tes études, mais bien sur toi et ce qui te met en joie.

Penser « l’expertise avant tout »

Le deuxième point c’est la toute-puissance de l’expertise ! Quand on sort d’école on ne sent pas légitime, notre premier travail va nous permettre de nous faire gagner de l’expérience, pour exceller d’ici quelques années dans notre domaine. Du coup, on situe l’importance de l’expertise et de la connaissance au-dessus de la motivation, de la curiosité et de notre fabuleuse capacité d’apprentissage.

Lorsque je suis arrivée dans mon Mastère Spécialisé en entrepreneuriat, pour « apprendre à entreprendre », la première session durait 5 semaines : nous étions entièrement libres et devions, avec l’aide de tuteurs lancer une entreprise à partir de rien, avec un projet imposé (pour ma part, c’était un projet sur la blockchain que je n’ai jamais vraiment bien compris 🙂 ). Mais une chose est sûre : j’ai énormément appris pendant ces 5 semaines et j’ai découvert certaines de mes capacités que je ne soupçonnais pas forcément. Ce que cet exercice m’a montré, c’est qu’on n’a pas forcément besoin d’expérience pour y arriver, simplement de la motivation, de la curiosité et faire confiance en notre capacité d’apprentissage.

Une fois, qu’on a déjà les pieds dans une activité, on peut bien-sûr participer à des formations en parallèle pour s’enrichir à la fois personnellement et professionnellement, ce qui améliore nos connaissances et nourris notre expérience, encore une couche au plaisir d’entreprendre  🙂 . Pour autant, il n’y a pas besoin d’être parfaitement formée (ce qui n’arrivera jamais d’ailleurs), pour oser se lancer. Faut sauter à l’eau !

Penser « marché » avant de penser « ce que je peux apporter au monde »

Le peu de cours relatifs à l’entrepreneuriat ou à l’économie au sens large de ton cursus, t’ont probablement montré qu’il y a l’offre et la demande et que s’il n’y a pas de demande, il n’y a pas d’offre. C’est théoriquement vrai, mais on a souvent l’habitude de faire des raccourcis qui coupent toute tentative d’entreprise :

  • Soit relatifs à la demande. Par exemple, je souhaite lancer un projet auprès d’entrepreneurs sociaux. Et on/je me dis « tu es sûre qu’ils ont besoin de ce que tu proposes ? ils t’en ont parlé ? il y a vraiment un manque dans le marché actuel ? » Du coup, tu t’arrêtes net au fait que il n’y a pas de demande, donc pas de marché et que donc ça ne peut pas marcher.
  • Soit relatifs à l’offre. Dans ce cas tu/on va te dire « ah oui, j’en connais pas mal qui font comme toi, tu ne crois pas qu’il va y avoir de la concurrence ? c’est déjà un peu fait ça, non ? ». Du coup, déprimé par le fait qu’il y en a déjà plein « comme toi », tu t’arrêtes !
  • Soit relatifs aux moyens de tes potentiels clients – du coup on s’arrête avant même de savoir s’il y a une demande et de quelle nature elle est. Très vite, vont surgir des réflexions comme « oula, mais tu sais ils n’ont pas d’argent les entrepreneurs sociaux, ça va être difficile dans ce domaine ». Et du coup, la motivation est coupée et on s’arrête là !

Toutes ces réflexions sont habituellement faites…par des gens qui n’ont jamais entrepris ! Alors, ne les laisse pas être tes conseillers personnels. Il faut bien entendu bien se renseigner sur son marché, ses clients, l’offre, la demande, etc. mais ça ne peut en aucun cas dire si ton projet va marcher ou pas.

Si tu souhaites créer une activité qui ai réellement du sens, le prix ou les « concurrents » ne sont pas du tout les seuls arguments qui vont faire qu’un client va choisir ta solution ou ne va pas la prendre. Ca va bien au-delà et ça dépend bien sûr et surtout de la richesse que ce que tu proposes va lui procurer, pour répondre à son besoin.

Quand tu changes de perspective et que tu ne commences pas par chercher « un projet à impact, dans le domaine de tes études, pour lequel tu vas devoir te former avant » mais que tu pars de « qu’est-ce que je peux apporter au monde comme richesse dès aujourd’hui », non seulement tu vas trouver un projet qui va être bien plus aligné avec toi-même, dans lequel tu vas être « comme un poisson dans l’eau » mais aussi  ça sera une activité vers laquelle les clients vont bien plus avoir envie de se diriger.

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J’accompagne des jeunes diplômées en quête de sens professionnel et écologique vers un entrepreneuriat durable qui leur ressemble.

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